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Ici, je vous présente quelques auteurs, leur biographie et un audio ou film d'une oeuvre ou une archive INA de l'auteur, de son vivant.
Le titre comporte le nom de l'auteur, son genre, son registre et le mouvement littéraire. Ci-dessous, vous trouverez aussi un bouton qui conduit vers des liens utiles. Il suffira de cliquer sur les photos des auteurs pour avoir leur biographie et bibliographie du site http://www.cultivonsnous.fr/.
Bonne lecture et bonne écoute
et bonne fiche résumé manuscrite, pour maximiser votre mémoire
selon les chercheurs sur " l'écriture manuscrite et le fonctionnement du cerveau "dont vous trouverez le résumé du résultat dans les rubriques cerveau mémoire.
XVII ème siècle
Molière (1622-1673)
Jean-Baptiste Poquelin
Dramaturge
Comédien
Genre : Théâtre
Registre : Comique
Mouvement : le classicisme
Considéré comme l'un des plus grands dramaturges et écrivains français, Jean-Baptise Poquelin, plus connu sous le nom de Molière, est une référence incontournable en matière de lettres. C'est un dramaturge et comédien français, né en janvier 1622 et mort le 17 février 1673 à Paris.
Il deviendra vite, avec sa troupe de l'Illustre Théâtre, le comédien et auteur favori du roi Louis XIV et sa cour.
Créateur de nouvelles formes dramatiques, incarnant le rôle-titre de ses pièces, il a su exploité et réinventé les formes du comique, entre celui verbal, celui gestuel, ou situationnel, au travers de la farce jusqu'à la comédie de caractère.
Avec pas moins de 34 pièces de théâtre, 7 textes théoriques et 6 poèmes de circonstances, Molière est invaincu sur le terrain de l'inspiration littéraire.
Il est celui à qui l'on doit de célèbres archétypes – comme Tartuffe ou Aragon -, grâce à son talent d'observateur et de critique. Il dépeindra comme personne les mœurs de son époque et servira à remettre en cause les principes d'organisation sociale, ce qui lui vaudra l'hostilité de certains milieux.
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Pour conforter un peu mieux son aura, il meurt sur scène à l'âge de 51 ans, peu après un malaise intervenu lors d'une représentation du Malade imaginaire
Citations de Molière dans le Malade imaginaire :
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"“Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.”
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“ Mais la grande marque d'amour, c'est d'être soumis aux volontés de celle qu'on aime.”
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“Songez que les principes de votre vie sont en vous-même, et que le courroux de Monsieur Purgon est aussi peu capable de vous faire mourir que ses remèdes de vous faire vivre.”
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“ C'est un méchant moyen de se faire aimer de quelqu'un que de lui faire violence.” (féministe)
Rappel ;
didascalie , nom féminin
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Indication scénique écrite par l'auteur complétant le dialogue mais n'en faisant pas partie.
Exemple : La didascalie offre un éclairage totalement nouveau de l'œuvre.
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Synonyme : indication, complément, note
Étymologie : du grec ancien didaskalía signifiant enseignement
Traduction en anglais : stage directions
XIXème siècle
Victor Hugo
(1802 - 1885)
Poète et écrivain engagé
Dramaturge
roman, poésie, théâtre, essai...
Romantisme

Auteur romantique de romans, poèmes et pièces de théâtre, Victor Hugo est aussi engagé en politique. Il défend dans ses livres et ses discours la paix et la rupture avec les modèles archaïques de société.
Victor Hugo est l'un des plus grands poètes, écrivains et dramaturges du XIXème siècle. Il est l'illustre auteur des Misérables, de Notre-Dame de Paris, d'Hernani et des Contemplations. Passant de la poésie, aux romans, aux pièces de théâtre, il est la grande figure du courant romantique. Déjà de son vivant, il est reconnu par ses pairs ainsi que par le peuple français. Ses actions, tant au niveau littéraire et théâtral (rupture avec les règles du théâtre classique, avènement du romantisme...) qu'au niveau politique et social (lutte contre la peine de mort, pour la paix, en faveur de la condition des femmes, dénonciation du clergé...), ont joué un rôle considérable à son époque. A l'image de la Fontaine ou de Molière, les œuvres de Victor Hugo enrichissent le patrimoine culturel français.
Citations de Victor Hugo :
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"Un petit peuple libre est plus grand qu'un grand peuple esclave."
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"Entre la logique de la révolution et sa philosophie il y a cette différence que sa logique peut conclure à la guerre, tandis que sa philosophie ne peut aboutir qu'à la paix."
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Citations féministes de Victor Hugo
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"La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l'apparence de la faiblesse."
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"Oh ! L'amour d'une mère ! - amour que nul n'oublie ! ...Chacun en a sa part, et tous l'ont tout entier !"
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"Et l'on reconnaîtra que, même au point de vue de notre égoïsme, il est difficile de composer le bonheur de l'homme avec la souffrance de la femme."
XXème siècle
Francis Ponge
(1899-1988)
Poète
Surréalisme
Poétique

Francis Ponge est un poète français du XXe siècle. Son indépendance à l'égard de tout mouvement littéraire et sa liberté vis-à-vis des codes de la poésie lui valent d'être incompris en son temps, mais il est aujourd'hui reconnu comme l'un des poètes majeurs du siècle dernier. Francis Ponge naît à Montpellier le 27 mars 1899 dans une famille protestante aisée et grandit à Avignon, puis à Caen. Après son baccalauréat, il prépare des études de lettres et de philosophie, mais échoue au concours d'entrée de l'École normale supérieure en 1919. Il rencontre par la suite Jean Paulhan, animateur de la "Nouvelle Revue française", à qui il dédie ses "Douze petits écrits", publiés en 1926. Francis Ponge est embauché chez Hachette en 1931, devient délégué syndical et adhère au parti communiste. Après sa participation à des mouvements de grève importants, il est licencié en 1937. L'auteur quitte alors Paris et s'engage activement dans la résistance dès 1941, sans cesser d'écrire.
Le Parti pris des choses
Son ouvrage majeur, "Le Parti pris des choses", est publié chez Gallimard en 1942. Ce sont des définitions d'objets du quotidien, sous forme de courts textes poétiques teintés d'irrationnel et jouant avec les mots, que le poète considère comme une matière à travailler. Il donne par exemple la définition du mot "cageot" comme étant "À mi-chemin de la cage au cachot la langue française a cageot, simple caissette à claire-voie (…)". Et pour article sur le "pain", il fait l'éloge de sa croûte : "La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes".
Un article élogieux de Jean-Paul Sartre paru en 1944 apporte à Francis Ponge un début de notoriété. Les "Proêmes" sont publiés en 1948 et "La Rage de l'expression" en 1952. L'auteur reçoit le prix international de la Poésie en 1959. À partir de 1961, il contribue à la revue littéraire "Tel quel", dirigée par de jeunes écrivains, dont Philippe Sollers. Cette collaboration lui permet de mieux faire connaître sa poésie. En 1967 et 1971 sont publiées deux œuvres essentielles : "Le Savon" et "La Fabrique du pré". Récompensé et célébré à la fin de sa vie, Francis Ponge reçoit le grand prix de poésie de l'Académie française en 1984. Francis Ponge décède le 6 août 1988 au Bar-sur-Loup, à l'âge de 89 ans.
Citations de Francis Ponge
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"La racine de ce qui nous éblouit est dans nos coeurs "
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"Je gagne ma vie paisiblement sans peine, en faisant un travail régulier et facile pour lequel je ne risque pas du tout d'être ennuyé gravement"
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"Il ne faut cesser de s'enfoncer dans la nuit: c'est alors que brusquement la lumière se fait."
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"O ressources infinies de l'épaisseur des choses, rendues par les ressources infinies de l'épaisseur sémantique des mots."
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"Deux ou trois fois par jour ... au milieu de ce culte, le courrier multicolore, radieux et bête comme un oiseau des îles, tout frais émoulu des enveloppes marquées de noir par le baiser de la poste, vient tout de go se poser devant moi."
XVIII ème siècle
Olympe de Gouges
(1755-1793), Marie Gouze
autrice engagée
Parcours :
écrire et combattre pour l'égalité
Texte juridique et différents essais

Olympe de Gouges, Héroïne révolutionnaire considérée comme l'une des premières féministes françaises, Olympe de Gouges s'est distinguée par son célèbre texte intitulé "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne". Née le 7 mai 1748, à Montauban, sous le nom de Marie Gouze, Olympe de Gouges épouse Louis Aubry, en 1765, mais se retrouve veuve 2 ans après. Elle choisit alors de changer son nom pour celui d'Olympe de Gouges. Avide de liberté et de célébrité, elle se rend à Paris avec son petit garçon et rédige ses premiers textes. Plus que jamais inspirée par les événements de la Révolution française, elle publie des ouvrages pour l'égalité des droits et la fin de l'esclavage, jusqu'à sa fameuse Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, rédigée en 1791 à la suite de l'adoption de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, le 26 août 1789. Elle y prône ardemment l'émancipation féminine. Elle s'opposait ouvertement à l'esclavage ou encore à la peine de mort. C'est aussi l'une des premières à exprimer des propositions concrètes en faveur de la démocratie. Après avoir soutenu Louis XVI, elle offre son appui aux Girondins au lendemain des journées de mai et juin 1793. Ses activités lui valent d'être arrêtée en juillet 1793. Condamnée à mort, Olympe de Gouges monter sur l'échafaud le 3 novembre 1793 à Paris.
Citations de Olympe de Gouges :
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"Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution. La constitution est nulle si la majorité des individus qui composent la Nation n’a pas coopéré à sa rédaction."
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"La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte à tout agent public de son administration."
XIXème siècle
Charles Baudelaire
(1821-1867)
Poète
Oeuvre majeure :
Les fleurs du mal

Suivant une vie de bohème et de dandy parisien, Baudelaire est un poète symboliste. Il consacre sa vie à sa principale création : les Fleurs du Mal. Auteur torturé, le spleen devient le fil conducteur de son œuvre.
Né en 1821, Charles Baudelaire n'a que six ans lorsque son père meurt. Sa mère se remarie un an plus tard avec le général Aupick. Il refuse cette union et sera toujours en opposition avec ce militaire aux valeurs et aspirations très différentes des siennes. Il entre au lycée Louis le Grand à Paris. Baudelaire se fait remarquer par son caractère rebelle. Il commence à fréquenter le Quartier latin. En 1839, il est renvoyé de Louis le Grand mais obtient néanmoins son baccalauréat. Il choisit délibérément une vie de bohème. Sa famille, qui n'apprécie guère la vie dissolue du jeune homme, le pousse à embarquer en 1841 à bord d'un paquebot pour les Indes. Ce voyage devient une source d'inspiration pour Charles.
Bien qu'il n'aille pas au terme de son voyage vers l'Inde, Charles Baudelaire en retire un grand nombre d'impressions dont il s'inspire dans ses poèmes (L'Albatros, Parfum exotique…). Baudelaire retourne à Paris en 1842 et rencontre Jeanne Duval, jeune métisse, qui devient sa maîtresse. Il lui dédie certaines de ses poésies comme La chevelure ou Les bijoux. Il dépense sans compter l'héritage qu'il a reçu de son père, ce qui incite sa famille à le placer sous tutelle judiciaire. Il est alors contraint de travailler pour subvenir à ses besoins et devient journaliste et critique d'art. Il se forme un goût de l'esthétique. Il commence à écrire certains poèmes des Fleurs du mal.
En 1847, Baudelaire découvre l'écrivain américain Edgar Allan Poe. Comme lui, il partage une certaine idée du goût du mal et une même conception de l'art. Il traduit de nombreuses œuvres de l'auteur pour le faire connaître aux Français : Contes extraordinaires (1854), Histoires extraordinaires (1856), Nouvelles Histoires extraordinaires (1857), Aventures d'Arthur Gordon Pym (1858). C'est également en 1847 que Baudelaire tombe sous le charme de Marie Daubrun, métisse également. Celle-ci lui inspira plusieurs poèmes. Un peu plus tard, c'est Apollonie Sabatier qui occupe toutes ses pensées.
Les Fleurs du Mal
En juillet 1857, Charles Baudelaire publie son œuvre majeure : Les Fleurs du Mal. Ce recueil de poèmes est condamné "pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs". Baudelaire et son éditeur doivent payer une lourde amende. Une nouvelle édition est produite en 1861, d'où sont supprimées six poèmes conformément au jugement prononcé. Une demande de réhabilitation des Fleurs du Mal devant la cour de cassation aboutira le 30 mai 1949, longtemps après sa mort, et annulera la précédente condamnation. Dans Les Fleurs du Mal, Baudelaire met en lumière la dualité entre la violence et la volupté, le bien et le mal, la laideur et la beauté, l'enfer et le ciel...
Croulant sous les dettes, Baudelaire part en Belgique pour y donner des conférences. Dans un premier temps plein d'espoir pour ce nouveau départ, il est vite déçu par cette expérience. Baudelaire séjournera en Belgique de 1864 à 1866, date à laquelle le poète commence à avoir de sérieux problèmes de santé (syphilis, perte de la parole…). Il retourne à Paris en juillet 1866. Il s'y éteint un an plus tard, le 31 août 1867, à l'âge de 46 ans, des suites de la syphilis, de l'abus d'alcool et autres drogues. En 1868 sont publiés à titre posthume Le Spleen de Paris (recueil de poèmes en prose) et les Curiosités esthétiques.
Dans Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire intitule la première partie de son recueil : Spleen et idéal. Les poèmes qui y sont regroupés présentent l'ennui et la mélancolie que lui inspire la vie quotidienne. Quatre d'entre eux portent également le nom de Spleen. Dans l'œuvre de Baudelaire, le "spleen" est un mal-être, une immense tristesse, une forme de dépression du poète. Entre 1855 et 1864, Charles rédige une série de poèmes en prose pour différents titres de presse. Ils seront regroupés sous le titre de Spleen de Paris et publiés après sa mort. Tiré de ses lectures étrangères, Charles Baudelaire s'est approprié le mot pour en faire le fil conducteur de son œuvre. Après lui, d'autres artistes ont utilisé le spleen tel que Paul Verlaine dans Romances sans paroles.
Charles Baudelaire, qui a mené une vie en totale opposition avec les codes moraux de son époque, est l'image même du poète écorché vif. Non reconnu de son vivant, le poète en tira une profonde tristesse. Il sera ensuite acclamé par ses successeurs : "le vrai Dieu" selon Arthur Rimbaud, "le premier surréaliste" pour André Breton ou encore "le plus important des poètes" pour Paul Valéry. Ses œuvres inaugurent la modernité en poésie.
Citations de Charles Baudelaire :
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"Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous !" (Enivrez-vous - Le Spleen de Paris) lu par votre professeurdans T’AIMES ? – Radio fil de l'eau (radiofildeleau.fr) autant en emporte le temps
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"Le parfum, les couleurs et les sons se répondent." (Correspondances - Les Fleurs du Mal)
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"O toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !" (A une passante - Les Fleurs du Mal)
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"Ce qu'il y a d'ennuyeux dans l'amour, c'est que c'est un crime où l'on ne peut pas se passer d'un complice." (Journaux intimes)
XXème siècle
Paul Eluard (1895-1952)
Eugène Emile Paul Grindel
Oeuvres majeures :
Capitale de la douleur
Liberté
Poète
Dadaïsme
Surréalisme

Poète français dadaïste puis surréaliste, Paul Éluard, né Eugène Grindel, a teinté sa poésie de son militantisme contre la haine et l'horreur de la guerre.
Eugène Émile Paul Grindel, qui choisit plus tard le nom de Paul Éluard (patronyme hérité de sa grand-mère), naît le 14 décembre 1895 à Saint-Denis, commune limitrophe de Paris. Déménageant à Paris avec sa famille, il obtient son brevet en 1912, puis part se reposer en Suisse avec sa mère, car sa santé est fragile. Il est obligé de mettre un terme à ses études à l'âge de 16 ans, atteint de la tuberculose. Jusqu'en février 1914, il reste hospitalisé au sanatorium de Clavadel, en Suisse. Il y trouve son premier élan de poésie amoureuse, après sa rencontre avec Gala, une jeune russe en exil. Mobilisé en 1914, il part sur le front de la Première Guerre mondiale, en tant qu'infirmier militaire.
septembre 1926 : Paul Éluard publie "Capitale de la douleur"
Paul Éluard publie Capitale de la douleur, un recueil poétique en vers et en prose traitant les thèmes de l’amour, du rêve ou encore de la peinture. Il y rassemble des poèmes antérieurs mais aussi des nouveautés. Le recueil est écrit pour Gala, épouse du poète qui l’a abandonné pour Salvador Dalí.
1942 : Paul Éluard publie Liberté
Paul Éluard, actif dans la résistance publie le poème Liberté, ode à la résistance sous l'occupation allemande.
Avec ses poèmes engagés, Éluard se positionne comme un poète défenseur des libertés, politiquement engagé, militant contre la haine et l'injustice.
28 novembre 1946 : Décès de Nutsch, la seconde épouse de Paul Éluard
Maria Benz, depuis devenue Nusch Éluard, décède brutalement d'une hémorragie cérébrale. Paul Éluard est dévasté, mais continue de lutter pour leurs causes communes, en sa mémoire.
18 novembre 1952 : Décès de Paul Éluard
Paul Éluard décède d'une crise cardiaque à l'âge de 56 ans, à Charenton-le-Pont. Le gouvernement refuse de lui rendre des obsèques nationales, ses amis Aragon, Cocteau et Picasso, parmi les plus notables, assistent aux funérailles de Paul Éluard, inhumé au Père-Lachaise.
Citations de Paul Eluard :
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"Pleure : les larmes sont les pétales du coeur."
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"Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité."
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"C'est à partir de toi que j'ai dit oui au monde"
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"J'entends ta voix dans tous les bruits du monde."
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"Adieu tristesse Bonjour tristesse Tu n'es pas tout à fait la misère Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent Par un sourire."
